Depuis quelques années, le regain d'intérêt pour les saxophones en Ut (C-melody, saxophone non transpositeur dont la tessiture le situe entre les saxophones ténor et alto ou plus rarement entre le soprano et le sopranino.) est certain. Ce fut d'abord la chasse aux anciens, les Conn, Buescher et autres Holton. Puis les manufacturiers (principalement asiatiques) ce sont intéressés à ce marché. C'est le cas de la firme Aquila qui dès 2008 sortait un
premier spécimen. Celui-ci, bien que très prometteur,ne proposait qu'un clétage très moyen, sans parler de problèmes de bocaux récurrents. Aquila a revu sa copie et propose désormais un modèle beaucoup plus facile à prendre en main et avec un son qui tend à se "ténoriser" quelque peu. La firme chinoise en a profité pour étoffer son offre avec 39 (!) finitions disponibles (ci-dessus : silver plated), un bocal droit en option, des becs ébonites et métal dédiés, ainsi que des anches! Et le plus fou de tout cela, c'est que les prix sont compris entre 750 et 900€...! Il faudra tout de même rajouter les frais de port puisqu'à ce jour aucun importateur français ne s'est fait connaître... Cliquez ici pour visiter le site d'Aquilasax
La rentrée des éditeurs nous apporte d'ores et déjà son lot de surprises, et pour l'instant elles sont plutôt bonnes. Débutons la revue des nouveautés par un coup de cœur certain pour un recueil avec cd d'accompagnement consacré à Jaco Pastorius. Les thèmes du bassiste sont un plaisir à jouer et leurs grilles sont improvisables même par les néophytes; The Chicken étant par exemple un thème à absolument connaître pour participer à toute jam-session électrique. De plus, Pastorius n'a jamais oublié qu'il avait débuté sa carrière au sein du big-band du tromboniste Peter
Graves, écrivant ensuite des arrangements magnifiques pour son propre big band, formation qui existe encore de nos jours...avec Peter Graves au trombone! Jaco Pastorius / Play-Along 116 / Hal Leonard 13€Disponible en cliquant ici Liste des titres :
Leblanc signe sa rentrée avec la L60 sa toute nouvelle clarinette basse. Ah bon? Toute nouvelle...? Il est légitime de se poser la question puisque à y regarder de près, nous avons bien vu que la L60 n'est autre qu'une ressortie à l'identique de la Noblet 60 (fiche ici). Oui, il est vrai, Leblanc, repris par Conn-Selmer, a absorbé Noblet et déplacé la production aux États-Unis, alors ils ont tout à fait le droit d'utiliser des plans qui leur appartiennent. Pris sur le fait, les gens de Leblanc vont revoir leur communication. Ils
précisent au passage que cette clarinette basse va leur permettre de se repositionner sur le marché des gammes moyennes, et qu'ils travaillent actuellement sur 2 modèles haut de gamme, l'un au Mi bémol, l'autre au Do. Ah d'accord....
De nombreuses anecdotes courent sur l'attribution au saxophoniste Charlie Parker du surnom de Bird. Le chef d'orchestre et pianiste Jay McShann qui fut l'un des tous premiers "patrons" de Charlie Parker s'en attribue la paternité, et sa version des faits n'a rien de romantique!.... Au début des années 40, alors que son big band se déplaçait en convoi de voitures d'un concert à un autre, un soir, un des véhicules écrasa un poulet. Charlie Parker qui se trouvait aux côtés de McShann vit la scène et s'écria “Arrête-toi, je veux récupérer ce poulet! [Stop the car, I want to get that yardbird.]" Le
convoi dût soudainement stopper, et Parker courut sur la route récupérer ce qu'il restait du volatile. Dès qu'ils furent arrivés à leur gîte-étape du soir, il s'empressa de le porter à la cuisinière. Lorsque le plat arriva sur la table, tous les musiciens imitèrent le poulet et commencèrent à pousser des "yardbird, yardbird" en direction de Parker. Ce sobriquet ne le quittera plus. Au fil des années, et la virtuosité de Charlie Parker grandissant, son surnom sera amputé pour devenir Bird, ce qui est plus poétique que Yardbird qui signifie également bidasse/troufion.... Charlie Parker aimait son surnom puisqu'il titra une de ses compositions écrite en 1946 Yardbird Suite.
Cela fait de nombreuses années que David Liebmann joue les saxophones Keilwerth. En maître incontesté du soprano, il a toujours dit que ces saxophones lui plaisaient car leur perce plus large s'adapte parfaitement à son jeu puissant. La firme allemande qui est actuellement en proie à de lourdes difficultés financières, proposait lors du dernier salon de Francfort un prototype de saxophone soprano estampillé David Liebmann. Pas de doute, il s'agit bien d'un
SX90R qui a subi quelques modifications sur les conseils du maître. Le saxophone est annoncé avec une perce encore élargie, mais aucune donnée technique n'étant communiquée, nous ne pouvons que faire confiance au discours publicitaire de Keilwerth. Pour sûr, le plus gros du travail a été effectué sur l'ergonomie des mécaniques, les clés d'aigu main gauche restent réglables. les touches en nacre sont beaucoup plus larges qu'à l'accoutumée, ce qui surprendra les petits doigts. Côté finition, l'association vernis vintage et clés argentées en font un soprano hors du commun. La gravure également originale n'est pas exceptionnelle mais pleine de messages : le yin et le yang, symbolisation des 12 notes chromatiques, et bien sûr signature de Liebmann. Saxophone soprano Keilwerth Signature David Liebmann 3450€ Et pour une vue plus en détails :
Avec moins de 70g, la sourdine Soulo est certainement l'une des plus légères du marché. Autre bon point, son système de fixation qui autorise 2 positions de jeu, l'une ouverte l'autre fermée, et ce sans risque de chute intempestive! Côté son, on tend plutôt vers une couleur chaude et ronde, avec suppression de nombre d'harmoniques aigües.Tout ceci lui donne donc plutôt une destination jazz-soul, mais elle pourra également s'illustrer en
classique sur du contemporain notamment. Et, détail qui pourra intéresser les régisseurs d'harmonie ou orchestre, les Soulos sont empilables ! Sourdine Soulo 70€ Cliquez ici pour visiter le site dédié Et avec une illustration vidéo de la position fermée, c'est encore mieux !