Cornets d'étude
 
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Bancs d'essai
Jeudi, 02 Avril 2009 16:00
Cornets Si bémol d'étude
Les jeunes enfants désireux de se mettre aux instruments à embouchure sont très souvent dirigés vers le cornet, afin d’y développer technique, embouchure et colonne d’air. Il n’est jamais facile de procéder à l’achat d’un instrument (surtout lorsque c’est le premier), d’autant plus que l’offre est assez diverse. Pour ce banc d’essai nous nous intéresserons à des
instruments de la gamme dite « d’étude », veuillez comprendre les premiers prix. Nous avons décidé de ne pas nous intéresser aux marques « exotiques » dans la mesure où leur distribution et disponibilité sont parfois hasardeuses. Nous nous sommes donc appuyés sur 3 marques reconnues et bien distribuées par chez nous (Besson, Jupiter, Yamaha) et sur des modèles existant déjà depuis plusieurs années et donc déjà éprouvés :
Yamaha 2330II, Jupiter JCR 520M, Besson BE1020
JUPITER JCR 520M
Il y a quelques années Jupiter avait mauvaise réputation, peut-être parce que cette marque fut l’une des premières à proposer des « premiers prix ». Mais les choses ont bien changé et Jupiter s’affiche sans problème au côté des grands avec notamment sa série XO.  Le JCR 520M ne
flashe pas à l’œil par son esthétique, nous dirons qu’il s’agit de l’instrument passe partout. À la prise main, c’est un instrument bien balancé, sans déséquilibre à l’ embouchure ou le pavillon, ce qui est indispensable pour éviter les défauts d’embouchure et de position. Les coulisses fonctionnent impeccablement, par contre les clés d’eau et leurs ressorts nous paraissent plutôt « légères », et à n’en pas douter, de jeunes mains jouant (par réflexe bien sûr ! )  avec ces clés d’eau des milliers de fois pourraient leur faire un mauvais sort ! De même pour les pistons (des Monel apparemment) qui nous paraissent bien « mous » et manquent de réponse. De plus le « clonk-clonk » qu’ils nous adressent en les manipulant n’inspire pas la confiance ! Et que dire des chapeaux et des dessous de pistons qui ne sont franchement pas des œuvres d’art…Le reste, notamment les soudures, nous paraît très propre. Il manque tout de même un support de lyre, ce qui peut-être très gênant lorsque l’on sait que les jeunes cornettistes participent souvent aux harmonies et autres fanfares.
Jouons donc quelques notes. L’instrument s’avère vraiment facile à jouer sur tout le registre, même si le son est assez petit et un peu trop brillant à nôtre goût. En regardant les spécificités de l’instrument nous voyons qu’il a la plus petite perce des 3 (11,60 mm), et cela se ressent vraiment. Du coup le son paraît étriqué dans les aigus et brouillon dans le grave. D’ailleurs à volume plus élevé les aigus sont vraiment criards et étroits. Heureusement le registre médium est impeccable, si ce n’est cette satanée coulisse de premier piston qui n’est pas aisée à utiliser. Tout ceci nous laisse une impression de « peut mieux faire ».
L’instrument est vendu 439 Euros dans une caisse en bois et plastique qui n’offre malheureusement que très peu de place pour le rangement. Ne pas compter y mettre partitions et sourdine. En matériel annexe on y trouve une embouchure (à vite mettre de au fond d’un tiroir !), un tissu de nettoyage et de l’huile. À notre que cette caisse ne ferme pas à clé, ce qui peut indisposer certains parents !
Bilan : Cet instrument est vraiment un instrument de base et a quelques lacunes notoires, nous nous attendions à mieux, et nous espérons que ses concurrents nous apporteront plus de plaisir à les jouer.

Yamaha 2330II
Passons au Yamaha 2330II. Dès la prise en main, il nous paraît plus lourd que le Jupiter. La finition est impeccable, et à l’examiner sous toutes les coutures nous ne voyons aucun défaut, et il ressemble fortement au modèle Maestro. Les coulisses
fonctionnent parfaitement, avec un peu de retenue, juste ce qu’il faut. La course des pistons (Monel là aussi) est vraiment très plaisante, fluide mais pas trop, juste ce qu’il faut. Par contre, comme nous l’avons dit plus haut, ce cornet fait son poids, mais nous avons bien l’impression d’un déséquilibre par l’avant certainement dû au fait que le pavillon est en cuivre doré. Nous ne trouvons pas la branche de pouce très confortable, de même d’ailleurs pour l’anneau de la troisième coulisse. Du bon matériel avec quelques défauts légers.
Souffler dans cet instrument est un réel plaisir, tout le registre est impeccable. Au dessus du La aigu aucun souci, on se sent vraiment en confiance, de même dans le grave. Même en le poussant ou sur les fortissimos, l’instrument est constant et ne bronche pas, avec un très bon équilibre des harmoniques, bref un timbre vraiment homogène. Le seul accroc à ce tableau idyllique est encore une fois la position de la branche de pouce qui ne facilite pas le maintien d’un bon placement de la main. Vraiment dommage.
L’instrument est livré dans une caisse en bois, plus grosse que celle du Jupiter, on pourra y glisser sourdine et smarties ! Mais toujours pas de place ou compartiment pour les partitions, et il ne ferme pas à clé. À l’intérieur un petit manuel sur l’entretien de l’instrument et une belle pub pour la sourdine de Yamaha, le Silentbrass ! Ajoutons à cela un chiffon, de l’huile pour pistons et une embouchure Yamaha 11E4. Ce n’est pas une mauvaise embouchure, mais sûrement adaptée au jeune débutant. Le Yamaha 2330II est le cornet le plus cher de ce banc d’essai (579 Euros), malheureusement.
Bilan : À pratiquer cet instrument plus amplement, nous nous rendons compte qu’il est vraiment équilibré, mais tellement équilibré qu’il manque quelque chose, du grain ou de la personnalité ; c’est sûr ce n’est pas ce que l’on demande à un instrument de cette catégorie là, mais il lui manque ce petit truc qui en ferait une excellente affaire. En fait, il nous donne l’impression d’être un corps de Maestro sans l’âme du Maestro, ce qui déçoit !… Sommes nous trop exigeants ?

Besson BE1020
Le Besson BE1020 nous tend maintenant les bras. Besson a connu une période tourmentée récemment et la marque appartient maintenant à Buffet-Crampon (tout comme Courtois). Les instruments Besson seraient fabriqués en Inde. Nous avons le modèle argenté entre les mains, et là aussi la finition impeccable est au rendez-vous. Un petit « ping » avec le doigt sur le pavillon et nous avons là une belle raisonnance. L’instrument est plus léger que le Yamaha, mais on sent qu’il y a bien de la matière ! Les clés d’eau ont l’air moins solides que sur le 2330II, par contre l’anneau de troisième coulisse n’est pas fixe, et c’est bien plus pratique.
Les pistons (Monel) sont un plaisir de jeu, ni trop mous, ni trop de retenue, impeccables. Et puis le
look général est vraiment bon, un très bel instrument, bien pensé, bien bâti.
Jouer cet instrument est vraiment un plaisir. Les médiums sont vraiment excellents, cuivrés juste ce qu’il faut. Par contre les aigus claquent un peu trop et le Sol et le La aigus nous paraissent un peu hauts. Les graves sont bons et bien ronds. Nous revenons dans les aigus pour vérifier, et c’est vrai qu’ils sont plutôt métalliques, surtout lorsque l’on pousse l’instrument dans des nuances extrêmes. De ce côté là, nous étions plus à l’aise et plus en « sécurité » sur le Yamaha. Avec une perce de 11.68mm (ML) et un pavillon de 118mm, le besson se situe juste entre ses 2 acolytes, et cette association nous paraît parfaite tellement l’instrument est facile à jouer, vraiment bien calibré pour le débutant. Le timbre est clair à souhait, et reflète bien le son de cornet que l’on peut avoir en tête. Il paraît également assez malléable pour s’adapter au musicien qui voudrait en tirer un son plus « sombre ».
Le Besson est étonnamment le cornet le moins cher de ce banc d’essai (390 Euros), gros avantage donc. Il est livré dans un étui souple bien rembourré (attention aux apprentis rugbymen !) avec un compartiment extérieur qui pourra recevoir de la partition et autre, ce qui n’est pas négligeable lorsque l’on sait tout ce que peuvent trimblaller les jeunes instrumentistes. Chiffon, huile et embouchure (au tiroir également !) sont là aussi. Les parents paranos pourront ajouter un petit cadenas sur les fermetures éclair !
Bilan : assez impressionnant dans l’ensemble surtout lorsque l’on considère le prix, un plaisir à jouer, dommage que les aigus aient un petit défaut.

Conclusion : Vous l’avez compris, le Yamaha et le Besson jouent dans une autre catégorie que le Jupiter JCR 520M. Celui-ci n’est pas un mauvais instrument, mais il lui manque une qualité de finition indéniable, et pris à côté des autres, il est bien en dessous. Le Yamaha 2330II est un bel instrument avec beaucoup de qualités, mais à ce prix là, on aurait pu s’attendre à mieux,vu ce que propose le Besson. Et puis, dans le son, lorsque l’instrument est chaud, quelque chose nous a gêné, mais ça c’est une question de goût, et peut-être pensons-nous trop avec nos cerveaux de musiciens professionnels… Nôtre choix premier se porte donc sur le Besson BE1020, qui malgré de petits défauts vite oubliés grâce à son prix, se place au dessus des autres. À ce prix là, c’est vraiment une sacrée affaire qui peut également être très intéressante pour une structure qui veut se constituer un petit parc d’instruments. Un petit bijou.

Cliquez ici pour consulter la fiche du Jupiter JCR 520M dans la base de données de soufflez.net.
Cliquez ici pour consulter la fiche du Yamaha 2330II dans la base de données de soufflez.net.
Cliquez ici pour consulter la fiche du Besson BE1020 dans la base de données de soufflez.net.

www.soufflez.net remercie fourbarsrestdotcom pour les autorisations
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guillaumelamour21  - Réponse à BERLAFARJL   |2010-04-01 16:21:26
Bonjour,
ce petit post juste pour corriger notre ami concernant le BESSON 1020.
Etant dans le milieu de la musique depuis un certain temps (je suis réparateur et musicien à mes heures perdues) je n'ai jamais vu d'instruments à pistons avec un système de pistons en inox, ceci pour plusieurs raisons:
- Trop compliqué à travailler en usine en comparaison avec le monel.
- Très compliqué aussi pour braser les coquilles à l'intérieur du piston.
Les fabricants préfèrent utiliser soit du monel (pour les modèles haut de gamme ou de très bonne qualité) soit du laiton revêtu de différentes matières (principalement du nickel).
Un modèle est selon moi oublié aussi dans la gamme étude et qui a fait ses preuves à plusieurs reprises, vous pourrez le trouver sur ce site :[MODO: Pas de lien direct dans les avis, merci]
. Excellent rapport qualité/prix à mon goût avec un pistonnage digne d'un instrument professionnel et des qualités sonores irréfutables.
Bien le bonsoir
Piccolosaxo   |2009-05-12 19:59:21
Conseil à l'achat d'un cornet d'étude: 2330 série 2 (pistons plaqués et non massif Monel), les tolérances de la pistonnerie (jeux mécaniques)? BE 1020, l'architecture générale, assemblage trigger 3ème piston perpendiculaire au corps de pistons et position pavillon ne gênant pas la sortie de ce trigger? Super éssai sur de l'étude.
BERLAFARJL  - Fiche technique BESSON 1020   |2009-04-18 16:04:39
A la lecture de la fiche
Je pense que les pistons sont en inox
et non pas en monel
Qui a raison?
Merci de me renseigner
JLL
sergio   |2009-04-02 22:14:34
avatar on me demande souvent avec quel instru commencer, je saurai maintenant quoi répondre!
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