| |
| |

| |
| |
Le choix des membres
|
 |
Fagott |
|
| |
Aucun instrument noté à ce jour !
Dernières fiches en base
|
|
|
|
ACTUALITÉ Autres instruments
|
|
|
Jeudi, 11 Décembre 2008 11:00 |
 | La vie palpitante des cornemuses
L'association CORDAE/LaTalvera propose cette fin de semaine un colloque autour des cornemuses. Des ethnomusicologues, des luthiers, des chercheurs, des universitaires et bien sûr des cornemuseux, venus de la France entière mais aussi d'Espagne, d'Italie, de Belgique, seront là pour parler de la cornemuse et de ses multiples visages, et pour jouer bien sûr! C'est du 12 au 14 décembre et ça se passe à Gaillac (81). Contact et programme : | Un monde qui bourdonne ou la vie palpitante des cornemuses
12 13 et 14 décembre Auditorium Dom Vayssette Gaillac
Organisé par Association CORDAE/LaTalvera 23, grand rue de l’Horloge 81170 CORDES tel : 05 63 56 19 17 fax : 05 63 56 24 87
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
www.talvera.org
Vendsredi 12 Conférences Modérateur Pierre Laurence (Direction de la Culture de l’Hérault) Ethnologue
Jean-Luc Matte cornemuseux, chercheur Le bourdon d’épaule, histoire et répartition géographique L’un des éléments caractéristiques de la bodega est son bourdon d’épaule. J.L. Matte fera un tour d’horizon de la présence de ce type de bourdon, au cours du temps d’une part, et notamment au travers des documents iconographiques, puis au sein des différents types de cornemuses traditionnelles parvenues jusqu’à nous. Pierre-Alexis Cabiran (Association Pour l’Etude de la MUsique et des Techniques Au Moyen-âge) ethnomusicologue Muses, muses à cornes, cornemuses Du VIIIe au XIIe siècle, on joue les « muses », instruments à anches simples. Les vestiges archéologiques retrouvés à Charavines, Lund, Falster, Achlum, ainsi que de nombreuses sculptures romanes nous montrent la grande diversité organologique de ce type d’instruments. Certaines, comme la caremera gasconne, même si elles disparaissent dans les représentations iconographiques, perdurent jusqu’au XXe siècle. D’autres évoluent en « muses au sac » … en cornemuses !
Daniel Loddo (Tarn) ethnologue, responsable du CORDAE/La Talvera La craba (Occitanie) et la gaita de fole (Tras-os-Montes, Portugal) : deux traditions singulièrement très proches Si Miguel Torga évoquait parfois le Tras-os-Montes en le qualifiant de « Sidobre du Portugal » voulant ainsi souligner les ressemblances entre ces deux régions, il aurait pu parler aussi de leurs modes de vie communautaire et agro-pastorale très proches mais surtout de leurs cornemuses et de leurs traditions musicales dont les ressemblances nous ont frappés lors de nos divers voyages en terre de Miranda do Douro et durant toutes nos enquêtes dans cette région lusitanienne.
Carlos Moreno Garcia (Espagne) luthier Les gaitas dans le nord-ouest de la péninsule ibérique. Les cornemuses du nord-ouest de la Péninsule Ibérique partagent le nom commun de « gaita », bien qu’il y ait trois types bien différenciés, en Galice, dans les Asturies et dans la région nord-est du Portugal et de Zamora. On traitera de l’évolution de la gaita galicienne par rapport à des modèles plus anciens comme la gaita asturienne. On évoquera également la mode actuelle chez certains musiciens comme chez certains luthiers qui tend à rapprocher les gaitas de la Galice et des Asturies du modèle des pipe-band écossais.
Samedi 13 décembre Claude Ribouillault musicien, chercheur, journaliste Une très grande veuze poitevine… Dans le numéro 3 de la revue Modal de janvier 1983, le regretté Alain Ribardière attirait l’attention des chercheurs et musiciens sur les représentations soignées et concordantes d’un sonneur de cornemuse de Niort (Deux-Sèvres) par Paul Gellé (1814-1879), remarquable dessinateur et graveur local. Il s’agit d’une grande cornemuse à chalumeau simple à lanterne (au moins tournée dans la masse), avec un gros bourdon unique tombant, et une peau importante pouvant être celle d’un animal entier. Mauro Gioielli (Italie) ethnomusicologue Les aérophones à sac italiens de l’Antiquité à l’époque moderne. – les instruments de musique de la période antique : de l’utriculus latin à la sordellina baroque. – typologie des aérophones à sac italiens modernes : les pive septentrionales et les zampogne méridionales – le courant innovateur : les instruments à trois tuyaux. Affinité organologique entre les cornemuses du nord de l’Italie (baghet, müsa, piva emiliana, piva istriana) et les cornemuses européennes. Dino Tron (Vallées occitanes d’Italie) musicien de «Lo Dalfin» Témoignage d’un joueur de cornemuse.
Hubert Boone (Belgique) musicien, chercheur La cornemuse en Belgique. L’histoire de la cornemuse dans les regions flamandes et wallonnes de la Belgique, commence au XIIIe siècle. En 1477 il y avait 28 joueurs sur un total de 71 musiciens pour accompagner le célèbre Ommegang de Dendermonde (Termonde). Mais déjà à fin du XVIIIième siècle, les joueurs sont devenus très rares en region flamande. Ce n’est que dans le Nord de la Province du Hainaut en region wallonne, qu’une tradition significative s’est maintenue jusque 1880-1890. Un des derniers joueurs était le berger Alphonse Gheux (1850-1936), qui est resté actif jusque vers1905. Vers 1955 le peintre artiste bruxellois Jacques Laudy a fabriqué les premières reconstitutions, mais il faudra attendre la fin des années 1960 pour une vrai renaissance. Actuellement il y a probablement plus de 200 cornemuseurs en Belgique.
Bertrand de Viviès (Tarn) Conservateur du Musée de Gaillac L’iconographie de la cornemuse en Languedoc. Thierry Bertrand formateur, fabricant et chercheur La veuze : Histoire du renouveau d’une tradition instrumentale. La veuze, cornemuse du sud de la Bretagne et du Marais breton vendéen, a disparu au début du XXe siècle. Aujourd’hui, cet instrument a retrouvé sa place dans l’univers des musiques traditionnelles, grâce à un long travail de recherches, de reconstitution et de diffusion. De part son organologie, cette cornemuse suscite également plusieurs questions sur son statut : instrument régional ou dernier « survivant » d’un type de cornemuse médiévale ? Jean-Chistophe Maillard (Université Toulouse II - Le Mirail) musicien, enseignant L’histoire du binioù khoz, cornemuse traditionnelle de Bretagne Franesc Sans i Bonet (Catalogne) chercheur avec la participation de Fransesc Sans i Sastre (Catalogne) luthier Sac de gemecs, cornemuse catalane (Catalogne nord, région de Valencia, et Mallorca) du XIIe siècle à aujourd’hui. Luc Charles-Dominique (Université de Nice, Sofia Antipolis) ethnomusicologue La cornemuse et ses diverses symboliques Dans la France médiévale et baroque, s’il est bien un instrument dont la symbolique historique ne prête à aucune équivoque, c’est bien la cornemuse dont chacun des éléments musicaux (puissance sonore, acidité et aigreur) et organologiques (vent, soufflet) la connotent négativement. La cornemuse devient alors l’instrument des sabbats de sorcières et de la Danse macabre… Cette conférence s’attachera à expliquer les fondements de cette symbolique et à les illustrer abondamment d’iconographie historique.
Dimanche 14 décembre Table ronde ... autour de l’enseignement de la cornemuse : Modérateur Jean-Chistophe Maillard _ les difficultés rencontrées par le débutant, _ exemples de transmission dans la société traditionnelle _ apprentissage des styles, des répertoires _ liens avec le collectage… avec la participation de : Sophie Jacques de Dixmude musicienne, enseignante Bernard Desblancs (COMDT) luthier, enseignant André Ricros (AMTA) musicien, enseignant Thierry Bertrand formateur, fabricant et chercheur Xavier Vidal (AMTP Quercy) musicien, chercheur et formateur
|

|
|
|